Le 28 août, Metal Gear Solid Delta: Snake Eater débarque sur PS5 et Xbox Series. Avant la sortie de ce remake d’un jeu absolument génial (Metal Gear Solid 3: Snake Eater), voici tout ce qu’il faut savoir sur le soft.
Dans Pro Evolution Soccer, quand un joueur est en forme, une flèche rouge pointait vers le haut, située à côté de son nom dans l’écran de formation. Même si la franchise de foot à succès a depuis changé de nom et presque cessé d’exister, on peut dire sans trop sourciller que depuis un an, une gigantesque flèche écarlate est probablement attenante au siège de Konami. L’année dernière, l’excellent remake du cultissime Silent Hill 2 a marqué les esprits. Dans quelques mois, Silent Hill f promet de redonner vie à la licence avec un nouvel épisode original depuis un paquet d’années. Et entre temps, on va profiter d’un autre remake de l’un des meilleurs jeux de tous les temps : Metal Gear Solid 3 : Snake Eater, ou plutôt Metal Gear Solid Delta: Snake Eater. Disponible le 28 août, on a analysé la bête en détail. Alors, à quoi faut-il s’attendre ?
L’histoire de Metal Gear Solid: Snake Eater
Même si on l’a déjà abordé dans notre article consacré au lore du MGS Delta: Snake Eater, c’est toujours un bonheur de parler de l’histoire de Metal Gear Solid 3. En bon prequel à Metal Gear 1 et 2, Snake Eater est le jeu parfait pour les nouveaux venus qui n’ont jamais touché à la licence.
L’histoire se déroule en 1964, au sommet des tensions entre les États-Unis et l’URSS. Notre héros, Naked Snake, membre de l’Unité FOX est envoyé en territoire russe dans le cadre de la Mission Vertueuse. L’objectif : venir en aide à Nikolai Sokolov, un scientifique soviétique qui a décidé de passer à l’ouest.
À grand renfort de finesse et d’infiltration, cette première mission fait grosso modo office de prologue, mais aussi de tuto, avant que les choses sérieuses ne commencent : l’opération Snake Eater. Parce que oui, surprise surprise, tout ne va pas se dérouler comme prévu. On va notamment croiser deux personnages très importants : The Boss, le mentor de Naked Snake et une héroïne de la Seconde Guerre mondiale, et Yevgeny Volgin, un sympathique colonel des services secrets russes qui a de la suite dans les idées.
Graphismes
Remake oblige, Metal Gear Solid Delta: Snake Eater a fait peau neuve, et s’il était beau à son époque, il est aujourd’hui magnifique. Comme souvent, on est sur Unreal Engine 5, et si les détails n’ont pas encore filtré, on imagine assez aisément que le jeu sera en 4K et HDR. En même temps, entre les environnements et la modélisation des personnages, autant faire plaisir aux joueurs.
Gameplay
Évidemment, on en a déjà parlé dans notre article sur les meilleurs jeux d’infiltration, Metal Gear Solid Delta: Snake Eater est un TPS bac à sable dans lequel on se fraye un chemin au travers des gardes ennemis. Boîte en carton, déguisement de crocodile, camouflages en tout genre, tir sur un essaim de frelons… notre héros a un paquet d’outils à sa disposition en plus des éliminations furtives pour se jouer des ennemis.
En plus des péons qui passent leur temps à dire : “C’était quoi ce bruit ?!” avant de se manger une clé d’étranglement, il y a aussi un bon nombre de combats de boss au programme. Ocelot, The Pain, The Fear, The End, The Sorrow… on ne va pas tous les citer si tu ne connais pas l’histoire, mais il y a de quoi faire ! En plus, là aussi, on a l’embarras du choix concernant la technique à employer. À l'époque, l’un d’eux pouvait même carrément mourir de vieillesse si avançait la date de la console. Avec toute cette liberté, libre à toi de faire des runs létales et non létales.
Au-delà du seul aspect combat et infiltration, MGS 3, c’était aussi un titre novateur pour ce qui touche à la survie. En tombant d’un arbre, on risquait de se fracturer la jambe et de ne pas pouvoir se déplacer correctement jusqu’à avoir traité la blessure. Ces mécaniques sont de retour, et il faudra penser à stocker un peu de nourriture histoire de ne pas se retrouver à cours d’endurance, ou avec un estomac qui gargouille comme jamais au milieu d’une base ennemie.
Du côté du gameplay en lui-même, les développeurs ont apporté quelques touches plus que bienvenues qui renforcent l’immersion. Au cours d’une même partie, si tu te fais constamment toucher par les ennemis (ou déboîter par la jungle), Naked Snake en portera les marques sur son corps, même après s’être soigné. Autre bonne nouvelle, l’indice de camouflage a été poussé encore un peu plus loin : en te roulant dans la boue, tu seras moins facilement détectable, mais uniquement tant que la gadoue sera fraîche. Après coup, on te conseille de changer de tenue. Et pour les joueurs qui ne s’intéressent qu’assez peu à l’aspect exploration et survie dans le (vaste) monde disponible en jeu, une boussole a été ajoutée.
Pour ce qui est des contrôles purs et durs, ils ont été revus. On ne va pas se mentir, tous les jeux PS2 n’étaient pas forcément au sommet de la chaîne vidéoludique pour ce qui est de l’ergonomie. Par exemple, accéder au Codec et à la radio se fait bien plus simplement que par le passé, il en va de même pour les changements de camouflage, la possibilité de zoomer, la visée ou le passage en mode “couverture” derrière un objet. De nouvelles animations ont fait leur apparition, notamment au corps-à-corps (CQC), mais le cœur du jeu est sensiblement le même, les développeurs se sont concentrés sur les améliorations graphiques et “qualité de vie”. Il faut dire que lorsqu'on est devant l’un des meilleurs jeux de tous les temps, on évite de réduire le code en miettes. Du coup, si tu veux revivre l’expérience comme en 2004, tu peux le faire, mais il est tout à fait possible de jouer avec des angles de caméras et des contrôles plus modernes. Encore une fois, tu es libre, de quoi contenter les nouveaux venus comme les fans hardcore.
Les nouveaux modes
Metal Gear, c’est bien plus qu’un solo engageant et bien ficelé, plusieurs modes annexes sont de la partie.
Que vous ayez une Xbox ou une PS5, votre expérience de jeu différera. Sur la console de Sony, via un cross-over avec Ape Escape, Naked Snake va batailler (et devoir attraper) des singes. Chez Microsoft, c’est Bomberman qui fera son apparition dans le jeu, mais à l’heure actuelle, on en sait encore assez peu sur ce second cross-over.
La grosse addition en termes de modes, c’est Fox Hunt. Disponible au cours de l’automne (2025, ne panique pas) on sait qu’il s’agit ici d’un mode multijoueur dans lequel les joueurs devront redoubler d’ingéniosité pour se camoufler et vaincre les autres joueurs. Si tu te rappelles des excellents modes sur Splinter Cell: Pandora Tomorrow et Chaos Theory, on peut s’imaginer qu’on sera sur une boucle de gameplay du même acabit avec cache-cache et trahison à foison.
Avec ce mélange de fidélité et son adaptation au gaming made in 2025, ce Metal Gear Solid Delta: Snake Eater arrive comme une madeleine de Proust ultra qualitative.
Metal Gear Solid Delta: Snake Eater est disponible sur PS5 et Xbox Series.