Avec la sortie de Resident Evil Requiem, il est temps de faire le tour d’un sujet sympathique (surtout pour les hypocondriaques) : les virus de la licence. Du Progenitor à Elpis, voici un délicieux tour d’horizon.
À découvrir dans cet article :
- Du Progenitor à Elpis, la petite histoire des virus de Resident Evil
- Les parasites et organismes fongiques comme Las Plagas et la Moisissure
Qui dit nouveau jeu Resident Evil, dit nouveau pathogène (enfin, presque). Pour fêter comme il se doit la sortie du 9e jeu principal de la licence, on plonge dans les projets des petits génies d’Umbrella Corp (mais pas que) pour présenter chaque vivi et parasite.
Avant de plonger dans la folie de la recherche pharmaceutique et des armes organiques, si jamais tu penses d’ores et déjà maîtriser le sujet comme un Ozwell E. Spencer, on t’a concocté un test.
Comme Requiem est sorti récemment, on va éviter d’en parler de manière extensive. Et oui, si tu n’as pas déjà déboité le jeu, tu peux lire cet article tranquillement. Concernant le virus qu’on retrouvera en jeu, Elpis, on se contentera des grandes lignes.
Progenitor : On commence par le daron de la famille, la souche : le Progenitor. Découvert en Afrique de l’Ouest en 1967 par le duo de scientifiques le plus éthique au monde (James Marcus et Ozwell E. Spencer), il a d’abord été étudié pour ses vertus régénératives. Si on résume (parce que science et jeu vidéo, c’est généralement un combo douteux), le virus infecte l’hôte et provoque des mutations. Pour l’extrême majorité de la population humaine, il entraîne la mort. Pour l’autre, il permet de développer certaines capacités au-dessus de la moyenne.
Ce constat va pousser Spencer à tenter de créer des surhumains, et cette recherche sera ensuite la base, en secret, de la naissance du T-virus.
T-Virus : Alors que James Marcus testait l’impact du Progenitor sur différents animaux, il s’est rendu compte que les sangsues répondaient différemment à l’infection. Grâce à elles, il a pu créer une nouvelle forme permettant aux humains de “survivre”. Bon, dans les faits, on est sur une transformation en zombie bien terre-à-terre qui a faim de cerveaux… mais en termes de santé, on peut dire que le T-Virus rend résistant !
En 1998, à cause des animaux de la zone sur lesquels il expérimentait, Marcus cause les incidents des premiers jeux de la licence dans les montagnes d’Arklay. Pour ce qui est de RE 2 et 3, même si le T-Virus est de la partie, un autre personnage entre en jeu.
G-Virus : Pas mal de personnes bossaient avec Marcus, mais deux étudiants brillants ont surtout éveillé sa curiosité : Albert Wesker et William Birkin. Alors que l’un va reprendre les travaux de Spencer, le second parvient à créer un nouveau virus : le G-Virus. Toujours en 1998, avant d’être abattu par des militaires d’Umbrella, il se l’injecte. Cette nouvelle souche va entraîner des transformations continues de son corps (et il devient un des boss récurrents de Resident Evil 2). Au passage, des fioles du T-virus se brisent et infectent les égouts de Raccoon City. Une chose en amenant une autre : une bonne partie de la ville se transforme en zombies, d’où les événements de RE 2 et 3.
T-Veronica : Assez simplement, le T-Veronica est une variante entre le Progenitor et le T-Virus. L’objectif est d’additionner les capacités mutagènes tout en maintenant la personnalité et l’intelligence du patient. Le pathogène est présent dans Resident Evil Code: Veronica (étonnant, n’est-ce pas ?). Bon, il permet aussi à Alexia Ashford, sa créatrice, de se transformer en sorte de libellule/reine fourmie géante. La magie des jeux vidéo.
Las Plagas : Pour Resident Evil 4, on part sur un tout nouveau type de choses affectant le corps humain : les parasites. Globalement, il s’agit ici d’un micro-organisme très ancien qui s’incruste et rend la plupart des personnes soumises à la volonté du seul leader (Ramon Salazar puis Osmund Saddler dans ce cas). Alors que la plupart de la population se transforme en une sorte d’armée aux capacités intellectuelles faibles, d’autres, via l’injection d’un Plaga supérieur, peuvent changer de forme et garder une certaine d’indépendance. C’est le cas de Salazar, de Mendez, Saddler, Krauser (tous les boss du jeu). En cas de décès du leader, tous les porteurs d’un Plaga, qu’il sommeille en eux ou non, meurent.
Uroboros : On en arrive au bébé d’Albert Wesker, qu’il a confectionné en partant du Progenitor. Comme celui-ci, il cause la mort de la plupart des spécimens. Ça tombe bien, Wesker souhaite éradiquer une grande partie des humains, avec les plus forts pour seuls survivants.
En tant que porteur d’une version expérimentale du T-virus (dans Resident Evil premier du nom), Wesker parvient à adapter les mutations d’Uroboros à souhait, faisant de lui un être humain hyper rapide, résistant (et globalement très chiant à supprimer).
Pour les sujets “normaux”, Uroboros les tue assez rapidement, et ce qui en reste devient un autre type de zombies.
C-Virus : Dans Resident Evil 6, on fait la découverte du C-Virus, une version améliorée des G-Virus et T-Veronica. En gros, il y a deux options : des zombies plus rapides disposant de capacités supplémentaires (carapace, bras qui devient une lame), ou la forme J’avo, dans laquelle l’individu garde son intelligence.
Le but de départ était de créer le chaos dans une zone en répandant la maladie, ou de créer des super-soldats capables de s’adapter (c’est plus vendeur).
Moisissure : On approche de la fin de la boucle avec un personnage ultra important : Mère Miranda. En 1919, après le décès de sa fille, elle découvre par hasard le Mégamycète, un organisme fongique énorme. En entrant en contact avec la substance, elle voit son intelligence se décupler. Au fil des années, elle va continuer d’enquêter pour tenter, un jour, de faire revivre son unique enfant. Au passage, elle accueille également un individu sympa en tant qu’élève : Ozwell E. Spencer, mais revenons à l’organisme.
La Moisissure est capable de prendre le contrôle d’humains, mais aussi de les transformer en lycans. Comme d’habitude, ils deviennent également hyper résistants, voire quasi immortels. Grâce au Cadou, un autre parasite de la même famille, certaines personnes ont aussi chopé des pouvoirs particuliers, comme Lady Dimitrescu et sa griffe Wolverinesque.
Plus troublant, l’organisme stocke également les souvenirs des personnes entrées en contact. C’est via cette méthode que Miranda espère redonner vie à sa fille disparue.
Elpis : On l’a dit et on tient parole. Le dernier agent pathogène de la licence nous vient du beau docteur Victor Gideon. Fun fact sympa : Dans la mythologie grecque, Elpis était la personnification de l’espoir. Dans Resident Evil Requiem, puisque Gideon a kidnappé Grace Ashcroft, il semble avoir besoin de ses globules rouges. Que fait le virus ? Quel est l’objectif final du monsieur ? Motus et bouche cousue. Dans tous les cas, il a bossé à Umbrella, et participé au projet Tyrant, donc c’est très clairement un brave petit.
Pour découvrir tout ça, rendez-vous manette en main à Raccoon City !
Resident Evil Requiem est disponible sur PS5, Xbox Series et Nintendo Switch 2.