Avec la sortie de My Hero Academia All's Justice, on a décidé de se replonger dans le manga/anime. C’est officiel : il est temps de décider lequel des vilains a été le mieux écrit !
Si tu as lu le manga ou maté l’anime, tu le sais : les personnages de MHA, héros comme vilains, sont plus profonds qu’il n’y paraît, on est rarement sur du tout noir ou du tout blanc. Pour la sortie de My Hero Academia All's Justice, on revient sur les méchants qui ont la meilleure backstory.
All For One
Apparemment, les méchants sans nez, c’est clairement la méta. Par contre, contrairement à pas mal d’autres vilains qui ont été balayés par la vie, Shigaraki n’a pas doucement glissé vers le côté obscur. Le bonhomme a directement commencé en étant égoïste au possible, au point de faire vivre un enfer à son frère. Pourtant, en étant orphelin dès le spawn, on pouvait difficilement imaginer pire.
Tel un chasseur Pokémon à la recherche du shiny rêvé, il a passé sa vie à vouloir choper le One For All, le tout en se façonnant un killstreak plutôt colossal. Il aura bien élevé un enfant, mais si c’est uniquement pour énerver son rival et tenter de lui voler son corps, autant s’abstenir, non ?
Verdict : Le pire du pire. Ce n’est pas très original, mais ça fonctionne toujours aussi bien. Quand on a ce genre de personnage, au moins, on sait où est le fond.
Tomura Shigaraki
Certaines personnes sont plus câlines que d’autres, Tomura Shigaraki (Tenko Shimura de son vrai nom) fait partie de la première catégorie. Quand le petit-fils de Nana Shimura a reçu un Alter de la part d’un monsieur en costume noir (on se demande bien qui ça peut être), il a réduit sa famille en cendres (littéralement). À partir de là, l’enfant qui voulait devenir un héros en a pris un coup au moral.
Recueilli et élevé par All For One, celui-ci a eu la délicieuse idée de lui faire porter à tout instant les mains des membres de sa famille qu’il a massacrés, histoire de lui rappeler cet événement sympa.
Au bout du compte, à force de torture mentale et d’éducation qu’on qualifiera de particulière… le bon mélange a mené Tomura Shigaraki vers la folie.
Verdict : Finalement, on est sur une histoire tragique, et c’est d’autant plus vrai que Tenko Shimura restera vu comme un pantin manipulé de A à Z par Shigaraki. En fin de compte, il a fini par se sortir de sa spirale infernale pour un dernier moment glorieux. Une belle histoire de rédemption qui vient conclure un océan de tristesse.
Crématorium
La liste s’allonge, et les exploits parentaux continuent. Dans sa quête d’un successeur capable de surpasser All Might, Endeavor a poussé Crématorium (né Toya Todoroki) à s’entraîner comme un malade. Pas de pot, quand tu es capable de faire des flammes tout en ayant la résistance thermique d’un frigo premier prix, ton pouvoir fonctionne tout de suite moins bien. Là-dessus, ton père se concentre sur l’idée de faire d’autres enfants. Mais attention, pas pour agrandir la famille hein… Juste pour obtenir le parfait combo d’alters…
Forcément, en bon cobaye, il y a de quoi se sentir un peu mal, surtout quand un petit frère mi-glace, mi-feu finit par naître. Dévoré par le sentiment d’abandon, le pauvre Toya s’est transformé en barbecue vivant, avant d’être lui aussi “recruté” par All For One.
Verdict : Un “méchant” qui a tout fait pour appartenir au monde des héros. Un sujet brûlant et un personnage touchant.
Himiko Toga
Comme avec presque chaque personnage, via Himiko Toga, Kōhei Horikoshi nous propose un aspect négatif de la société puissance 10 000. Ici, on est sur le rejet et le conformisme forcé. Alors certes, s’envoyer un petit shot de sang n’est pas hyper reluisant, mais si elle n’avait pas été repoussée à ce point par ses parents, on n’en serait pas là. Qui sait… actrice dans des publicités pour le gaspacho ? Consultante sur le tournage de Twilight ? Des options, il y en avait.
Là où le personnage devient vraiment intéressant, c’est que contrairement aux serial killers qu’on peut voir dans les séries, elle n’a pas cette absence de sentiments. Au contraire, elle est capable de comprendre à peu près n’importe qui. Du coup, est-elle pire ? Quoiqu’il en soit, elle ne cherche pas à se cacher… elle n’a pas de surnom, elle veut juste vivre librement et être acceptée. Alors certes, avec les choix qu’elle a fait, c’est compliqué, mais c’est toujours ça de pris. Surtout : sa dernière apparition boucle parfaitement son arc avec à nouveau une rédemption bien quali.
Verdict : Ambivalence, bon sentiment et fin tragique, une thématique qui revient assez fréquemment, mais qui fait plus que son petit effet.
Twice
Allez, on repart sur une histoire sympa qui commence sur une base d’orphelinat. C’est rude, mais Jin a baissé la tête, s’est trouvé un taff, et a réussi à s’en sortir. Pas de pot, il a fini par se faire licencier, et comme souvent : il a été poussé vers la radicalité. Dans son malheur, il est devenu un voleur de renom, et encore une fois, tout est tombé à l’eau. Post mutinerie de clones (super l’alter qui se retourne contre soi), il a plongé dans la schizophrénie.
Passé dans la ligue des vilains, Twice est resté une personne à part. Pas foncièrement méchante, simplement malchanceuse, et désormais entouré de gens auxquels il tient.
Verdict : Une nouvelle fois, la fin est tragique pour Twice, qui termine à terre à cause de sa naïveté… un méchant résolument différent qui mérite qu’on laisse couler un larmichette (ou 18).
Stain
Stain, c’est un peu l’activiste ultime de MHA. À force d’être déçu par des héros à la recherche de renommée et/ou d’argent, il s’est dit que les découper pouvait être une bonne alternative. Alors forcément, avec sa démarche qui est au départ louable, il est attachant, mais on reste quand même sur un tueur en série.
Heureusement, on peut très clairement dire qu’il a fini dans le camp des héros.
Verdict : Avoir des principes, c’est bien. Les suivre jusqu’au meurtre, ça l’est beaucoup moins.
Overhaul
Le prince du Covid qui ne quitte jamais son masque de médecin de la peste (la bise à Darkest Dungeon). Si tu ne l’avais pas (on ne sait jamais), lui et les Huit préceptes de la mort sont l’exacte opposée des principes du bouddhisme, avec Overhaul en contradiction à Bouddha. Bon, on va passer sur la torture en continu d’une jeune fille pour un monde idéal sans alters… même s’il y a moins de dualité avec Overhaul, il a justement cet argument pour lui : stratégique, calculateur, froid, sociopathe… ici, il n’y a pas de rédemption qui tienne. On a un vilain assez classique, mais avec un objectif relativement louable.
Verdict : Un vilain souvent dénigré. Même si on ne le déteste pas, on ne s’attend pas à ce qu’il trône au sommet d’une tierlist.
Re-Destro
Rikiya Yotsubashi a un but plutôt compréhensible : permettre à ceux qui possèdent un alter de l’utiliser librement, héros ou non. Alors c’est vrai, ça peut vite causer des problèmes si quelqu’un te pique ta place dans la queue au supermarché, mais passons. Deuxième flex : c’est sa grand-mère qui a inventé, ou utilisé pour la première fois, le mot “alter”. Pas de pot : elle en est morte.
Quoiqu’il en soit, on est sur un personnage capable de bosser dans le secret, de déboiter pas mal de monde en 1 contre 1 tout en œuvrant à la libération des alters. Bon, visuellement, malgré sa ressemblance au Joker dans le dessin animé de 92, il ne rassemble pas les foules… mais pour un vilain, il a un vrai charisme et reste relativement touchant.
Verdict : La fin justifie les moyens ? Toujours pas, non.
D’après toi, quel vilain a la meilleure backstory ?
My Hero Academia All's Justice est disponible sur PS5 et Xbox Series.