Après ce qui a semblé être une éternité, la franchise James Bond est de retour du côté du jeu vidéo. Alors que 007 First Light est attendu de pied ferme, on se penche sur son gameplay ambitieux et ouvert.
À découvrir dans cet article :
- La recette du gameplay de First Light, mix d’infiltration et de combat
- La liberté offerte au joueur, du level design au bluff de James Bond
Ça y est, on sait qui va succéder à Daniel Craig ! C’est Patrick Gibson ! Bon, ici, on ne parle pas de cinéma, mais du prochain jeu de la franchise, un certain 007 First Light. Alors qu’il approche doucement (sortie prévue le 27 mai sur PS5 et Xbox Series), on peut d’ores et déjà dire qu’il fait partie des jeux les plus attendus de l’année. En même temps, ceux qui sont en charge de la bête ne sont autres que IO interactive, les Danois qui ont donné naissance à la franchise Hitman. Et justement, puisqu’on parle de l'assassin chauve à code-barres, les softs présentent de belles similarités, notamment au niveau du gameplay. Voici ce qu’il en est.
007 First Light, level design et dialogues qui laissent parler la créativité
007 First Light est construit au fil de missions. Entre celles-ci, on pourra retourner au siège du MI6 pour discuter avec nos collègues, améliorer nos armes et gadgets… bref, c’est à peu près comme dans les films, et comme n’importe quel James Bond qui se respecte, on va ensuite faire un petit tour du monde en visitant des lieux iconiques pour y accomplir des objectifs. Enquête, capture, assassinat (si nécessaire)... du classique, mais c’est toujours aussi efficace.
Lors de chaque mission, les développeurs ont mis un point d’honneur à offrir de multiples possibilités au joueur. Un peu à la manière d’un Dishonored, ou bien évidemment d’un Hitman, si on prend la peine d’écouter et de regarder autour de soi (on peut aussi faire une run DOOMesque hein, on ne te retient pas !), on pourra trouver différentes entrées aux bâtiments ou glaner des informations précieuses pour avancer : fenêtre ouverte, gouttière qui mène à l’étage, membre du staff qui a égaré son pass… tu connais la chanson.
Au-delà de simples entrées, il y a aussi un paquet de petits puzzles qui permettent de troubler les gardes. Sur la première mission, ALERTE PETITS SPOILERS, tu peux par exemple ouvrir un robinet d’arrosage, cela oblige un garde à se lever pour le couper, passer derrière lui, récupérer son briquet, et mettre ensuite le feu à un tas de feuilles mortes. FIN DES SPOILERS.
En plus du level design, notre personnage est aussi capable de laisser parler son charisme et son esprit vif. Face à n’importe quel garde et PNJ, on a différentes questions/réponses à portée de main, ce qui permet d’apprendre des choses, ou de tenter de la jouer fine pour passer dans une zone normalement réservée au staff.
Il y a également moyen de bluffer pour éviter de causer la panique à la première rencontre. C’est quelque chose qui change quand même pas mal la donne, parce que c’est toujours désagréable de devoir recharger 15 fois une sauvegarde après s’être fait cramer par la femme de ménage.
Pour aller dans ce sens, les PNJ ont différents niveaux de connaissances qui permettent (ou non) de se promener dans une zone sans éveiller les soupçons. Par exemple, tu peux toujours essayer de bluffer, mais si Gérard de la sécu sait que ton visage ne fait pas partie du trombinoscope de la boîte ou de celui des alternants embauchés ce jour-là, ça va mal se passer…
En clair, l’objectif des devs est d’offrir encore plus d’options que lorsque l’on incarne l’Agent 47, et c’est la meilleure idée qui soit.
Le gameplay à la Hitman de 007 First Light
Hormis le parkour et la parlotte, lorsqu’il s’agit d’affronter les ennemis, notre 007 a deux options : la discrétion et la violence directe. Globalement, le soft s’appuie sur un mélange à 50/50 entre discrétion et action. Après, tu peux faire pencher la balance dans le sens qui colle le plus à tes goûts, mais c’est l’idée de départ.
Pour ce qui est de rester caché et d’éliminer (ou d’éviter) les adversaires, on s’appuie bien sûr sur les (gogo) gadgets de l’espion britannique. On est équipé d’un laser qui peut faire tomber des structures, d’une montre capable de hacker des objets à distance… On peut également envoyer des décharges électriques (pratique pour électrocuter un garde qui se promène dans une flaque d’eau), de petites fléchettes qui font tomber malade en deux secondes (hyper sympa), d’un briquet qui déploie un nuage de fumée, d’écouteurs qui font office de grenades flash… Tu l’auras compris, on est sur le bac à sable de l’infiltration, et ça, ce n’est qu’une partie de l’arsenal à disposition.
Ensuite, il y a la partie bagarre. Un peu à la Indiana Jones et le Cercle ancien, le combat à mains nues est une mécanique qui a été soignée. On peut lancer des choses au visage des adversaires, les pousser d’un rebord, les tenir et les encastrer dans une fenêtre… l’ensemble est ultra satisfaisant. Si tu veux la jouer Mike Tyson, tu peux aussi envoyer des droites et parer les coups qui arrivent. Comme pour le reste du gameplay, on est mis aux commandes d’un jeune impétueux surentraîné qui fonctionne à l’instinct.
Pour en profiter au maximum, l’environnement a été inclus dans les combats. Même si ce n’est pas toujours réaliste (on est là pour s’amuser, non ?), on peut par exemple pousser un monsieur vers un extincteur, ce qui fera exploser l’engin, glisser sur le capot d’un véhicule pour finir en high kick, ou encore pousser un chariot blindé de bonbonnes de gaz vers des ennemis avant de tirer dessus.
Concernant les armes à feu, notre James Bond de 26 ans est équipé de son fidèle Walther PPK, mais comme il brille au corps-à-corps, chaque fois qu’il déboîte un ennemi, il a la possibilité de récupérer son fusil. Et en cas de manque de balles, pas de souci, il suffit de la balancer au visage du prochain adversaire. Simple, efficace et jouissif.
Dernier détail : même lorsque le jeu nous force à des phases d'action (et t’inquiète, tu auras la permission de tuer), on peut essayer de ne pas faire un carnage. Si le cœur t’en dit, tu peux incapaciter les ennemis en leur tirant dans le pied (grand prince), ou les affaiblir avant de les mettre K.O en combat rapproché.
En nous mettant aux manettes d’un agent surentraîné avec un gros accent mis sur la liberté d’action, 007 First Light s’annonce comme un condensé de fun à la fois cérébral et nerveux (oui, les explosions sont aussi au programme). Alors, à quoi ressemblera ton agent ?
007 First Light est disponible en précommande sur PS5 et Xbox Series. Pour la Nintendo Switch 2, il faudra attendre quelques mois supplémentaires.