Même si un portage (bien quali) de Final Fantasy VII est disponible sur Nintendo Switch, il est désormais temps d’accueillir le tout frais Final Fantasy VII Remake dans le catalogue Nintendo Switch 2. Mais au fait, pourquoi FF7 a-t-il une telle cote de popularité ?
Être un fan de Final Fantasy a longtemps été assez compliqué. Les six premiers sont sortis sur des consoles Nintendo. En 97, la licence est passée chez Sony. Neuf ans plus tard, rebelote avec Xbox… Heureusement, aujourd’hui, Square Enix s’est décidé à proposer ses jeux sur (presque) toutes les plateformes. Le 22 janvier, Final Fantasy VII Remake (Intergrade) débarque sur Nintendo Switch 2, et avec lui, les joueurs vont pouvoir découvrir l’énorme… remake du jeu culte. Avant de s’attaquer à Rebirth qui ne saurait tarder, on se penche sur ce qui a fait de FF7 une telle référence du jeu vidéo.
Le premier Final Fantasy en 3D
Aujourd’hui, avec l’invasion d’Unreal Engine 5 et nos yeux habitués aux textures ultra HD, ça peut sembler assez étonnant, mais à sa sortie, Final Fantasy a mis une claque monumentale aux joueurs. Du premier Final Fantasy au VI, la 2D et le pixel art étaient de mise. En 1997, tout a changé avec l’arrivée de FF7 sur PlayStation. Alors oui, il y a du gros polygone dans tous les sens, mais ça restait une avancée absolument folle et la pointe de la pointe.
Pour couronner le tout, chose qui est par la suite devenue une constante dans Final Fantasy : les cinématiques semblaient sorties d’Hollywood. Et non, on ne plaisante pas, c’est quelque chose qui a été répété à plusieurs reprises dans la presse à l’époque.
Sorti sur la PlayStation première du nom
Quelle que soit l’œuvre dont on parle, les dates de sortie ont toujours un impact, et à ce petit jeu, Square Enix (Square à l’époque) s’en est plutôt hyper bien sorti. En débarquant sur PlayStation, une console qui s’est vendue à plus de 100 millions d’exemplaires et qui a écrasé la concurrence (32 millions de Nintendo 64 vendues), Final Fantasy VII s’est retrouvé sur la plateforme parfaite (et a fini deuxième jeu le plus vendu de celle-ci derrière Gran Turismo).
Concrètement, un peu partout en occident, la PlayStation a été la première console de millions de foyers, et le symbole de la découverte des jeux vidéo (sur télé) pour beaucoup. Si on ajoute à cela un jeu excellent, rapidement, il est devenu la quintessence du J-RPG.
Un scénario et des twists de zinzin
En plus de tout ça, Final Fantasy VII est arrivé avec des arguments bétons. Juste après l’intro, on est directement plongé dans le jeu avec AVALANCHE et un tuto bien rapide. Thématiques intemporelles comme l’environnement et la rébellion. Retournements de situations, flashbacks, triangle amoureux… Shinra, SOLDAT, Midgar... tout est présenté rapidement, mais on est embarqué fissa dans l'histoire. Bon, on va se limiter à ça pour ne pas spoiler les petits chanceux qui n’ont pas (encore) joué au jeu, mais c’est parfait.
Pour ne rien gâcher, à l’image de la majorité des autres jeux de la licence, on découvre petit à petit un monde génial avec ses traditions, ses légendes et son atmosphère. Bon, dans FF7, il n’y a pas de Blitzball ou de Tetra Master, mais ça reste excellentissime.
Chaque personnage du groupe, pas seulement Cloud Strife, a son propre arc qui le rend unique, et surtout, tout cela est soutenu par un vilain absolument iconique, ce bon vieux Sephiroth. Comme pour Star Wars avec Dark Vador, avoir un méchant légendaire aide grandement à impliquer le joueur. Et ce n’est pas comme s’il était seul… les TURKs ont aussi leurs moments, sans oublier Hôjô.
Une bande son magistrale
On se répète, parce qu’encore une fois, ce point est un standard dans les jeux de Square Enix, mais la bande son de FF7 est une œuvre magistrale. C’est en partie dû au fait que les CD de PlayStation permettaient plus d’espace de stockage, et donc aux compositeurs d’utiliser autre chose que des synthés, et notamment des pistes de chant (des bisous à One-Winged Angel).
Quelle que soit la scène, Nobuo Uematsu a su l’accompagner parfaitement pour envoûter le joueur. De son propre aveu, il a évité de créer des mélodies trop fortes qui auraient pris trop de place, et s’est contenté d’apporter une couche supplémentaire et pleine de sentiments.
Le système de Materia et ATB
On a déjà abordé les graphismes, mais si on se penche uniquement sur le cœur du jeu, on est encore une fois sur un soft qui a pris des risques et établit de nouveaux standards. À l'époque, les combats en temps réel n’étaient pas du tout la norme dans le monde des J-RPG. Bon, certains diront que ce n’est pas du temps réel (les mœurs évoluent), mais l’ATB de FF7 prend en compte la vitesse du joueur.
Au-delà de cet aspect, les Materia offraient aussi une liberté géniale au joueur en permettant de customiser rapidement les attaques de chaque membre de l’équipe. Tifa n’est pas dans le groupe pour ce segment de l’aventure ? Hop. Je glisse ses compétences pour les attribuer à Yuffie. Est-ce qu’on a galéré sur FFX quand on s’est retrouvé aux commandes d’un Kimahri qui n’avait pas le level pour s’en sortir en solo ? Ouaip.
On aurait aussi pu parler de l’équilibre du contenu entre intrigue sérieuse et moments fun (mini-jeux Gold Saucer…) ou de la nostalgie qui (forcément) enveloppe le soft et lui donne une place à part… c’est bien simple : Final Fantasy VII a énormément d’arguments, et autant de raisons de le découvrir, l’original comme le remake.
Final Fantasy VII Remake Intergrade est disponible en précommande sur Nintendo Switch 2.