De nos jours, les joueurs From Software ont pris l’habitude de bomber le torse, mais bien avant la sortie de Demon’s Souls, une autre licence faisait la part belle à la difficulté : Ninja Gaiden. Avec la sortie du 4e jeu (principal) de la franchise, il est temps de mettre les points sur les i.
Pendant 16 ans, on les a laissé croire qu’ils étaient au sommet de la chaîne du gaming. Le top du top, la crème de la crème, les hardcore gamers suprêmes. Enfin, avec la sortie de Ninja Gaiden 4, 13 ans après le 3, les joueurs de From Software vont pouvoir faire dégonfler leurs chevilles et redescendre un peu. Oui, il existe des jeux (bien) plus durs qu’Elden Ring et compagnie, et Ninja Gaiden (qui remonte quand même à 1988) en est le parfait exemple.
Un hack’n’slash énervé
Certes, il s’agit d’un hack’n’slash, et oui, c’est beaucoup plus nerveux. Mais trop longtemps, certains se sont permis des remarques du type : “J’aime la difficulté, j’ai terminé Elden Ring.”
Dans Ninja Gaiden, surprise, on incarne un ninja, mais cela ne veut pas dire que l’on est un monstre absolu à la Batman et que les ennemis vont gentiment attendre leur tour avant d’essayer de nous mettre un coup de batte. Au contraire, quand les adversaires de nombreux jeux sont principalement là pour nous envoyer une dose d’endorphine quand on aura réussi un beau combo, ou de nous opposer une résistance moyenne, sur Ninja Gaiden, ils sont là pour une et une seule chose : nous fumer.
Ici, pas de : “À toi de jouer, je reste derrière pour le moment”. Assez souvent, les petits filous n'hésitent pas à additionner leurs attaques pour nous mettre en difficulté. Exemple simple : pendant qu’un adversaire nous tire dessus, nous forçant ainsi à bloquer ou à bouger, un autre va venir au corps-à-corps et nous faire une prise imparable. La bonne réponse à adopter dans ce cas ? Être meilleur…
La courbe d’apprentissage
Sur Ninja Gaiden, apprendre les patterns des ennemis peut aider, mais ce n’est pas une finalité en soi. Avec Elden Ring, une fois qu’on sait ce que l’ennemi va faire, à moins de se louper sur un timing, on a théoriquement tout ce qu’il faut pour s’en sortir. En bonus, on peut aussi utiliser les invocations ou se tourner vers un build complètement craqué vu sur la toile. Tout ça, tu peux oublier. Ninja Gaiden te plonge instantanément dans l’action, et au fil des niveaux, il y aura toujours plus d’ennemis, et ceux-ci peuvent esquiver. Autant dire qu’au final, il y a une énorme part d’imprévisible qui rend le soft encore plus corsé.
Pour s’en sortir, il est primordial de mémoriser et de maîtriser un maximum de moves différents. Ça tombe bien, il y en a énormément. Qu’il s’agisse de finishers qui restaurent un peu de vie, de mouvements permettant de se repositionner en plein fight ou de passer à une arme différente, il y a de quoi faire, mais les retenir et les mettre en pratique est une autre paire de manches. Globalement, il faut toujours être sur ses appuis, prêt à réagir et à s’adapter en permanence à ce que le jeu va nous lancer au visage.
Le niveau de difficulté
Pour ceux qui auraient peur de se jeter corps et âme dans une aventure extrêmement dure, sachez qu’un autre chemin s’offre à vous. Contrairement aux jeux From Software, vous avez le choix de la difficulté dans les jeux NG, alors n’hésitez pas à débuter en normal pour vous faire la main avant de plonger (ou pas) vers les sommets de la complexité. Dans tous les cas : plus de difficulté, c’est aussi un sentiment de satisfaction décuplé.
Ninja Gaiden 4 est disponible sur PS5 et Xbox Series.