Avec Reanimal sur PS5, PC et Nintendo Switch 2, Tarsier Studios fait son grand retour aux affaires. Désormais édités par THQ Nordic, les Suédois reviennent avec la formule qui a fait leur succès : l’horreur infantile.
Alors que Reanimal marque le début de la collaboration entre Tarsier Studios et THQ Nordic, on revient sur les ingrédients cruciaux qui font partie de la recette des devs suédois.
À découvrir :
- Les grands axes qui font la force des jeux Tarsier Studios, entre monstruosité, narration au compte-gouttes et ambiance étouffante
- Comment les développeurs s'inspirent des traumatismes de l’enfance
- Pourquoi ils sont les seuls à (bien) le faire
On est repartis pour une nouvelle aventure glaçante manette en main, mais en coop cette fois-ci ! Reanimal, c’est le dernier bébé de Tarsier Studios. Il est dans la droite lignée des softs développés par le studio, et ça tombe bien, ça veut dire qu’on a droit à de la qualité. Mais au fait, comment est-ce qu’on reconnaît un jeu Tarsier ?
Une certaine vision de l’enfance
À chaque fois, c’est la même rengaine : on se retrouve aux commandes d’enfants abandonnés à un sort terrible. De Six à Mono en passant par le Fugueur, quel que soit leur nom, ils sont tous bloqués dans le Nowhere, un monde extrêmement sombre où tout ou presque leur veut du mal.
Pourquoi plonger des enfants dans ces conditions ? Tout simplement pour donner cette perspective aux joueurs, et laisser parler la créativité des designers. Forcément, voir un enfant se faire poursuivre est bien plus terrifiant que lorsqu’il s’agit d’un militaire hyper expérimenté. De plus, durant l’enfance, fièvre ou pas, on a une certaine capacité à faire des rêves complètement difformes et dénués de sens. C’est cette atmosphère, poussée à l'extrême et saupoudrée d’une bonne touche d’horreur brute, qui a donné naissance à Little Nightmares, puis à Reanimal. On se sent tout petit, pris dans un étau, et la seule solution est la fuite en avant.
Pour appuyer ce sentiment, les devs, désormais habitués à produire ce type d’œuvres, travaillent minutieusement chaque plan de caméra. Au fil de l’aventure et des scènes, on se retrouve dans des tableaux tantôt gigantesques, tantôt exigus, et globalement, on est toujours à l’étroit ou écrasé par la taille d’un obstacle. Tout est pensé pour nous ramener à notre condition de petit bonhomme de chiffon face à une cohorte d’adversaires, qu’ils fassent partie du décor ou du bestiaire du jeu.
Des adversaires monstrueux
Histoire d’aller encore plus loin dans le sentiment de détresse, Tarsier aime à mettre la dose quand il est question d’imaginer les ennemis qui vont nous faire transpirer. Reanimal, comme son nom l’indique, met en scène pas mal de choses qui étaient clairement des animaux dans une vie antérieure, mais en mode David Cronenberg.
Après, ne t’inquiète pas : si tu aimes voir des humains, c’est souvent aussi le cas. Par contre, il ne faut pas s’attendre à ce qu’ils soient en meilleure santé que dans Wall-E.
Tarsier Studios, c’est une plongée dans l’imaginaire terrifiant d’un enfant qui panique à la vue d’un immeuble un peu trop élevé ou d’une vieille dame aux rides saillantes. Et pour ne rien gâcher, Tarsier met toujours le paquet côté ambiance sonore. Quel que soit le niveau dans lequel on se trouve, on peut toujours compter sur les bruitages pour nous mettre le doute. Un ennemi est-il tapi dans l’ombre ? Y a-t-il un monstre dans les conduits de ventilation ?
Pour découvrir ce monde divisé en fresques plus angoissantes l’une que l’autre, rendez-vous sur Reanimal (et Little Nightmares I et II).
Reanimal est disponible sur PS5, PC et Nintendo Switch 2.