The Blood of Dawnwalker approche, et il a tout pour être l’une des surprises de 2026. Gros plan sur ce soft made in Pologne qui sent bon la pépite.
On en a parlé au moment de la sortie de Crimson Desert : la dénomination de RPG est parfois un peu floue. Tantôt action, tantôt tactique… à force de vouloir ranger tous les jeux dans une boîte, on finit par s’y perdre. Avec The Blood of Dawnwalker, déjà, on va dans la bonne direction : c’est officiel, c’est un Action-RPG. Avant sa sortie le 3 septembre, on fait le tour des infos officielles autour du jeu de Rebel Wolves.
À découvrir dans cet article :
- Rebel Wolves, des anciens de chez CD Projekt RED à la base du projet
- Une histoire de dark fantasy dans les Carpates
- La notion du temps au centre du gameplay
Si les images du jeu te font penser à un certain The Witcher III, on a une bonne nouvelle pour toi : The Blood of Dawnwalker est développé par des anciens de chez CD Projekt RED ! Forcément, on retrouve donc leur patte et cette ambiance dark fantasy à la sauce Europe centrale. Côté musique, la similarité est tout aussi frappante, et on ne serait pas étonné que les mêmes artistes aient composé la BO.
L’histoire de The Blood of Dawnwalker
Dans une reconstitution d’une partie du continent européen au XIVe siècle, on incarne Coen, un simple paysan qui vit une existence relativement paisible. Tu t’en doutes, mais tout ça va rapidement changer. Un groupe de vampires va sortir de l’ombre et imposer son contrôle sur le Val Sangora. En tant que nouveaux souverains de la vallée, ils forcent les humains du coin à se soumettre à des messes de sang. Un peu traumatisant pour certaines personnes (pas très surprenant), la famille de Coen va malheureusement se faire remarquer et se faire emprisonner par le chef des vampires, Brencis. C’est d’ailleurs à ce moment que notre protagoniste est transformé en Vespéral, après s'être fait poinçonner le cœur à coup de dent de Vrakhir (le nom des vampires). Il se retrouve donc condamné à vivre humain le jour et vampire la nuit, mais c'est aussi ce qui va devenir sa force dans sa quête pour sauver sa famille.
En effet, celle-ci est retenue prisonnière et réservée en tant que sacrifice pour célébrer le couronnement des vampires du coin qui aura lieu dans 30 jours (où elle fera office de boisson). L’antagoniste principal se nomme Brencis. En bon vampire, il a une petite expérience de la vie puisqu’il a vu le jour sous l’Empire romain… Il ne sera cependant pas le seul à barrer la route de Coen car il est accompagné de ses trois lieutenants : Ambrus, Bakir et Xanthe. On suppute, mais ils devraient tous correspondre à des combats de boss.
En plus d’avoir pris le contrôle de la vallée, les vampires vont amener d’autres monstres à faire surface dans leur sillage. Au cours du jeu, on devra donc naviguer donc en territoire plus ou moins occupé, que ce soit par les Vrakhiri ou par d’autres joyeusetés monstrueuses.
Bonus compte triple : la peste noire et des conflits entre différents seigneurs ont ravagés le territoire avant l’arrivée des vampires, et tous ses habitants sont à la recherche d’une main tendue. Du fameux : “J’ai perdu mon cochon, c’est ma seule source de revenus !” au “Mon frère a disparu” en passant par le “Il y a un voleur au sein du village, retrouvez qui a fait le coup !”, il y a de quoi faire, et ce dès les premières minutes de jeu. Dans The Blood of Dawnwalker, tout le monde a des problèmes mais il ne sera malheureusement pas possible d’aider tout le monde.
Évidemment, les quêtes citées plus haut appartiennent au prologue. Une fois la trame lancée, les enjeux grimpent exponentiellement, et on va pouvoir aider divers personnages, faisant ainsi évoluer la face du monde, et la relation de Coen avec celui-ci.
Le gameplay de The Blood of Dawnwalker
Puisqu’on parle de choix, il est important de le dire : ils ont tous des conséquences. Si tu as joué à The Witcher (ou à n’importe quel jeu CD Projekt RED d’ailleurs), tu le sais bien. On est donc sur un Action-RPG en monde ouvert qui pourrait tout aussi bien être qualifié de jeu bac à sable narratif.
Dans cet énorme terrain de jeu, tout est découpé en deux phases : le jour, moment au cours duquel Coen est sous forme humaine. Et la nuit, où il se transforme en vampire. Du coup, on a accès à deux arsenaux (conjuguants attaques et pouvoirs) assez différents en fonction de l’heure.
Grâce à ses nouveaux pouvoirs, Coen est à la frontière entre Corvo Attano de Dishonored et Geralt de Riv. Il peut par exemple se transformer en fumée noire (oui, à la LOST) pour passer des obstacles, marcher sur les plafonds, glisser le long d’une paroi verticale à l’aide de ses griffes, devenir un loup pour se déplacer plus vite (comme ça, les fans de Twilight n’auront plus à batailler entre Edward et Jacob)… et ça, ce n’est qu’une partie de ce à quoi on aura droit le jour de la sortie.
Du côté des combats, on retrouve une petite touche de Kingdom Come Deliverance II avec la direction des attaques et parades. Ça tombe bien, les combats de The Witcher III, surtout en début de jeu, étaient un peu redondants (oui, on a osé). Si on ajoute à cela le jeté de sable au visage pour dérouter un adversaire, les divers sauts en avant, les coups de griffe, les hurlements de vampires (et autres sorts déblocables), on obtient un cocktail qui fait saliver. De plus, on déverrouillera d’autres attaques et sorts au fil de l’aventure, attends-toi à de la variété, et pas à celle qui passe sur Nostalgie.
Autre point qui peut avoir son importance quand on est un vampire : la soif. La nuit, tes instincts de vampire seront plus fort que toi… Il faudra donc planter tes crocs dans quelques chose pour ne pas perdre le contrôle. Heureusement, si tu veux faire une run “gentille”, tu peux te limiter aux animaux et éviter de blesser des humains.
En plus de rendre des points de vie, sucer du sang fait augmenter notre degré de corruption. Plus il est haut, et plus on a accès à des pouvoirs variés (et puissants).
Gestion du temps et réputation
Dans The Blood of Dawnwalker, chaque journée s’articule via une jauge en haut à droite. Celle-ci représente grosso modo le temps disponible dans la journée, et c’est à nous d’en tirer parti pour accomplir ce que l’on doit (ou plutôt veut) faire. À chaque quête, la jauge perdra une barre (elles sont au nombre de 8 au petit matin), et ainsi de suite jusqu’à la tombée de la nuit. Lorsque l’on débloque un nouveau sort dans l’arbre de compétences, de même, cela nous coûtera du temps, on est donc sur une ressource assez précieuse. On te voit venir, mais ne panique pas : il ne défile pas lorsque tu te promènes. Pour en “perdre”, il faut activer une vraie quête, et dans le menu des compétences, un petit logo de sablier te fait comprendre quel est le coût de l’amélioration.
Au total, on a 30 jours et 30 nuits pour sauver notre famille. En plus du temps qui passe, en accomplissant certaines quêtes et en détruisant des campements ennemis, notre réputation augmente. En réponse, Brencis fait passer des édits pour réguler la zone et nous compliquer la tâche. Une nouvelle fois, la question des décisions et de l’évolution du monde revient au centre du jeu.
Comme on ne peut pas tout faire, le soft offre une certaine rejouabilité. On peut choisir de s’allier à un PNJ différent pour débloquer d’autres embranchements en fonction de nos choix sur la partie suivante. Attention : il n’est pas question ici de roguelike, mais si tu veux 100% le jeu et découvrir toutes les possibilités et cinématiques qui s’offrent à toi, l’option est là.
Toujours du côté de la liberté offerte aux joueurs, on peut choisir de se concentrer sur le lieutenant de Brencis de son choix. Chacun d’entre eux gère diverses activités comme, par exemple, la collecte et le transport du sang. Tu peux donc décider de lui rendre la vie compliquée au possible en t’attaquant à ses chargements, la bonne strat pour l’agacer. Quelles en sont les conséquences ensuite ? Réponse le 3 septembre.
The Blood of Dawnwalker est disponible en précommande sur PS5, Xbox Series et PC.