La Nintendo Switch 2 a beau avoir battu des records de ventes, elle continue de prendre de l’épaisseur avec la sortie d’un paquet de jeux, et ça ne risque pas de s’arrêter avec l’arrivée de Donkey Kong Bananza le 17 juillet. Le premier soft (original) de la licence depuis un paquet va régaler. Pourquoi est-on si serein ? Tout simplement parce que Nintendo manque rarement (jamais ?) sa cible.
Sauf peut-être avec le lancement de la Wii U, on peut difficilement dire que Nintendo s’est déjà planté. L’entreprise japonaise arrive toujours à trouver sa place et à enchanter ses fans avec des consoles, mais aussi des jeux toujours plus qualitatifs. Comment font-ils ? Ils suivent une recette qui est en fait assez simple. Enfin… en pratique. Nous, on n’est pas développeur, et on n’a pas de fonds pour lancer notre entreprise… sinon, on serait déjà sur le toît du monde (juré craché). À l'approche de la sortie de Donkey Kong Bananza, on se penche dessus.
Des jeux développés autour d’une mécanique
La première et la plus importante des directives de Nintendo quand il s’agit d’imaginer un jeu, c’est de le créer à partir d’une mécanique. Tout, du protagoniste aux ennemis en passant par le level design viendra ensuite s’ajouter autour de ce noyau pour que l’ensemble soit cohérent. Quelle est la spécialité de Mario ? Sauter. Dans Super Mario Bros, tout est fait pour vous donner envie de sauter sur les goombas. Les cubes ? Ils sont placés en hauteur, et que font les transformations ? Elles impactent la vitesse de saut, et vous permettent de viser et d’envoyer des boules de feu en… tu l’auras deviné : en sautant. Même les koopas et Bowser ont des design parfaitement adaptés à cette mécanique : les premiers ont des carapaces qui les protègent d’une attaque aérienne du plombier, et l’autre est carrément équipé de piques.
Les deux derniers Zelda sont d’excellents exemples de cette idée avec leur emphase sur la physique : Breath of the Wild nous a jeté dans un open-world hyper cohérent, donnant les clefs aux joueurs et leur permettant de vivre leur propre aventure en créant tout et n’importe quoi. Tears of the Kingdom, quant à lui, est allé encore plus loin avec son système de fabrication (qui peuvent désormais être partagées sur la Nintendo Switch 2 Edition).
Avec Donkey Kong Bananza, Nintendo est très clairement allé s’inspirer du côté de Minecraft et autres jeux basés sur l’exploration dans tous les sens. Et une nouvelle fois, on peut avoir un impact bien réel sur les niveaux et se transformer en apprenti développeur (ne t’inquiète pas, si un niveau ressemble à un gruyère, tu peux aussi le remettre en état en quelques clics). Comme dans un Super Mario Maker, on est à la fois client et acteur.
Des univers et personnages mémorables
Depuis les années 1980, Nintendo s’appuie sur une base de personnages et univers peaufinés au fil des années. Tout le monde sait quelles sont les sonorités que l’on doit entendre dans un niveau de Donkey Kong ou à quoi ressemble Toad. De Super Smash Bros. Melee à aujourd’hui, Nintendo nous en met plein la vue avec ses couleurs pétantes, ses mondes vivants et joyeux (désolé Luigi), et même si ça peut sembler basique, c’est une grande partie de l’ADN de l’entreprise. Coloré, pétillant, et juste fun.
Gameplay au poil
On en parlait plus haut, mais si Nintendo se concentre à ce point sur une mécanique, c’est parce que le gameplay est LA chose la plus importante pour eux (et on ne peut que leur donner raison). De Super Mario Odyssey à Donkey Kong Bananza, même si on est sur la même équipe de développement, les deux héros offrent un ressenti en main totalement différent. En plus d’être un acteur dans notre environnement, lorsque l’on contrôle DK, on a le sentiment d’être aux manettes d’une machine de guerre hyper agile, et c’est d’autant plus vrai lorsqu’on accès aux premières transformations.
Facile à prendre en main, dur à maîtriser
Si tu es déjà tombé sur une pub pour un jeu Nintendo, tu le sais : l’entreprise japonaise vise un public de 7 à 77 ans. On n’a rien contre Silent Hill, mais ce n’est pas vraiment la meilleure ambiance pour quelqu’un qui n’a pas (ou plus) toutes ses dents. Du coup, toujours du côté du gameplay, les développpeurs font leur possible pour rendre l’ensemble le plus accessible et rapide à prendre en main, mais sans oublier les fans hardcore. Si ton kiff, c’est de platiner les jeux, tu vas pouvoir le faire, et ne t’en fais pas, ça ne sera pas chose aisée. Petit Mario aux graphismes sympatoches ou pas, si tu veux gratter les 880 lunes dans Super Mario Odyssey ou toutes les bananes dans Donkey Kong Bananza… il faut se lever tôt et envoyer du skill. De quoi satisfaire la petite sœur et son grand frère adepte du try hard.
Innovations constantes
Dernier ingrédient crucial : Nintendo n’hésite pas à mettre des innovations technologiques au cœur de ses jeux et consoles. Tout le monde se souvient de la Wii et de la reconnaissance de mouvement, mais ils l’ont aussi fait avec la reconnaissance vocale sur la Nintendo 3DS, dans Nintendogs et dans comme Mario Party: Island Tour. Malheureusement pour notre petit chien, le micro de la console avait une légère tendance à saturer (et c’était d’autant plus hilarant). Dans tous les cas, cela leur permet d’être presque toujours en position de monopole sur certaines fonctionnalités et de continuer à prendre des risques, ce qui est assez rare pour les grosses boîtes du JV.
Pour découvrir Joy-Con 2 en main le dernier plat préparé par le chef étoilé qu’est Nintendo, Donkey Kong Bananza est disponible en précommandes sur Nintendo Switch 2.